60 % des Français utilisent Internet. 30 millions sont connectés à domicile. Parmi eux, 20 % fréquentent les sites immobiliers… Ces chiffres proviennent de l’institut d’études Médiamétrie,Médiametrie//NetRatings qui, à partir d’un panel représentatif de la population, mesure l’audience des sites Internet en France. Quelles sont les raisons de cette « révolution culturelle » planétaire ?
 

« Une mesure complète de l’Internet »

Médiamétrie est présent dans l’univers de la mesure d’audience radio et télévision depuis plus de 20 ans. Deux de ses filiales s’intéressent à Internet : Médiamétrie-eStat et Médiamétrie//NetRatings.
Médiamétrie-eStat réalise des observations « site-centric » et analyse le comportement des internautes sur les sites, en comptabilisant les pages consultées, le temps passé, etc.
 
Cette mesure permet de suivre avec une grande précision le trafic et le mode de consultation des sites.
 
L'audience de plus de 6 000 sites a été étudiée au travers del'usages des internautes panélistes et l'on obtient une mesure individuelle, incluant des données sociodémographiques comme l’âge, le sexe, la composition du foyer.
 

« Une progression de 43 % des consultations de sites immobiliers. »

 
20 % des internautes consultent des sites immobiliers. Internet en général a enregistré une très forte progression ces dernières années, et la catégorie « immobilier » aussi. En avril, elle a été consultée par 5 600 000 personnes, en moyenne 23 minutes sur l’ensemble du mois. Cela a généré le chiffre record de 131 millions de minutes passées pendant ce mois sur des sites relevant de cet univers. Il y a un an, cette catégorie était visitée par 3 900 000 internautes. La progression est de l’ordre de 43 % !
 
« Le haut débit n’autorise plus de limites. »
 
Aujourd’hui, plus de 90 % des internautes connectés à domicile disposent d’une connexion à haut débit. La généralisation de l’ADSL a considérablement modifié les usages. Tous les membres du foyer surfent, et il n’y a plus de limite technique à ce que l’on peut diffuser. Les contenus sont de plus en plus riches, avec des photos, de la vidéo… Cela s’est clairement mesuré sur la catégorie « immobilier ». De plus en plus de personnes s’y connectent, et passent davantage de temps sur les sites dédiés.
 
« Les sites immobiliers sont majoritairement fréquentés par une population aisée, âgée de 25 à 64 ans. »
 
Internet possède encore un potentiel de croissance énorme. Les internautes surfent en moyenne 50 minutes par jour. On constate toutefois des écarts importants selon les âges et les catégories socioprofessionnelles. 60 % de la population est internaute, avec des taux d’accès très importants chez les 18-50 ans. Le développement de l’Internet mobile et l’arrivée de nouveaux terminaux, plus simples à utiliser qu’un ordinateur, favorisera la pénétration de ce média auprès des seniors.
Par ailleurs, le taux d’équipement, largement supérieur à 80 % parmi les populations aisées, décroît parmi les classes moyennes (employés, professions intermédiaires, agriculteurs).
 
Le web est devenu l’outil incontournable des agents immobiliers, devant la presse spécialisée et la vitrine de l’agence. Une enquête réalisée par TNS Sofres pour Seloger.com révèle qu’Internet est désormais perçu comme le moyen de communication le plus efficace lorsqu’il s’agit de vendre ou louer des biens immobiliers. Détails.

Le web est-il devenu un média indispensable pour vendre ou louer un bien immobilier ? En tout cas, son importance est telle que 90% des agences immobilières interrogées par TNS Sofres dans le cadre d’une enquête pour Seloger.com souhaitaient en juin dernier maintenir ou augmenter leur budget de communication sur Internet au 2e semestre 2008. Pourtant, il y a encore cinq ans, «nombre de professionnels appréhendaient le web comme outil technique», rappelle Seloger.com, groupe spécialiste de l’immobilier sur Internet.

L’étude, menée auprès de 570 directeurs d’agences clients ou prospects du groupe, montre qu’Internet est perçu comme le moyen de communication le plus efficace pour les agents immobiliers déjà clients de Seloger, qui lui attribuent la note de 7,6/10 sur ce critère. Premier atout évident du web : il permet effectivement de toucher un maximum de personnes pour un moindre coût, et d’élargir sa clientèle. Il est aussi utile pour l’image, car il montre qu’un agent est au même niveau technologique que son concurrent. De leur côté, les prospects affirment préférer la vitrine de leur agence comme média pour faire connaitre leurs annonces. Cependant, ils trouvent les portails immobiliers sur le web plus efficaces que la presse spécialisée. D’ailleurs, 41% des agents clients interrogés ont déclaré vouloir diminuer leur budget presse écrite. Les prospects ne sont que 30% à envisager amoindrir les dépenses publicitaires dans ce secteur.

Le web devient local
Ce sont les agents immobiliers parisiens qui utilisent le plus Internet, au détriment des autres médias à leur disposition. Mais selon Seloger, «l’un des enseignements majeurs de cette étude est le fait qu’Internet, encore perçu par certains comme un média global, devient local». L’enquête montre en effet que de plus en plus, partout en France, les agents immobiliers «sont convaincus de la puissance et de l’efficacité du média pour la promotion de leurs biens». D’ailleurs, le site internet de l’agence est le média dans lequel les agents clients du groupe effectuent leur troisième plus gros investissement ; chez les prospects, il arrive en quatrième position, derrière la presse quotidienne (nationale ou régionale). Dans les grandes et moyennes agglomérations de province, les agences sont respectivement 76% et 77% à utiliser leur site Internet pour publier leurs annonces. De même, elles sont 99% et 96% à passer par les portails spécialisés dans l’immobilier.
Les visiteurs des sites immobiliers sont à l’image de la population internaute. La catégorie est largement visitée par les 25-64 ans. On constate également une affinité supérieure à la moyenne sur les tranches supérieures de revenus (plus de 72 000 € par an). 46 % des internautes immobiliers sont des catégories socio-professionnelles supérieures comme des cadres supérieurs ou professions intellectuelles.