Les quartiers de Montpellier 24/01/2009
L’Ecusson, l’atout centre-ville
Le cœur de Montpellier s’articule autour de la place de la Comédie. D’un côté, on trouve la gare, de l’autre, la préfecture. La clientèle reproche à la première sa fréquentation. Un défaut, dont la seconde est dépourvue. Le mètre carré oscille entre 2000 et 4000 €. La limite basse correspond à la grille tarifaire de la gare ou au prix d’un appartement situé dans une ruelle sombre au-dessus d’un restaurant. La haute vise le « zéro défaut » sur la place de La Canourgue ou l’hôtel particulier rénové, une denrée recherchée. La moyenne tourne autour de 2800 e/m2. La majorité des riverains vit et travaille dans l’Ecusson. Les actifs cohabitent avec quelques retraités, prêts à faire l’impasse sur le stationnement, la terrasse et l’ascenseur. Le fameux cachet prend la forme de barres, de tommettes ou de carreaux de ciment au sol, de murs en pierre apparente, d’huisseries en bois d’époque, de voûtes, de vitraux et de belles hauteurs sous-plafond. Sis à la limite, le boulevard Gambetta reçoit des immeubles anciens à des prix abordables. La cote de l’artère devrait s’accroitre avec l’arrivée du tramway, prévue dans deux ans. Populaire à l’origine, Figuerolles se refait une beauté. Les appartements ou les maisons atypiques possèdent souvent un extérieur, à 10 mn seulement de l’hyper-centre. Prévoir 2000 €/m2. Animés à souhait, Clémenceau et Chaptal offrent des possibilités de garage. Les primo accédants paient 2200-2300 €/m2. Saint-Cléophas convainc les amateurs de lofts et de bâtisses de la décennie 1930. Un ancien aqueduc romain traverse Les Arceaux, un boulevard ponctué de maisons anciennes ouvertes sur des jardins. Rarement en agence, elles ne tombent pas sous la barre des 3000-3500 €/m2.
Boutonnet et Saint-Charles, un succès confirmé
Les deux quartiers se dressent directement au nord de l’Ecusson, à deux pas des grands axes et d’une desserte tramway. Classé Monument Historique, Saint-Charles a fait l’objet d’un vaste programme de réhabilitation. Des résidences ont vu le jour, dans un périmètre proche de celui des facultés de droit et de médecine. A 3500 €/m2 en moyenne, elles intéressent les retraités, les parents des étudiants, qui profitent de l’obligation de loger leur progéniture pour investir dans une valeur sûre, et les familles, rassurées par la présence sur place d’excellentes écoles.
Hôpitaux-Facultés, les raisons du développement
A 3 km du centre, sur la ligne 1 du tramway et le parcours de la navette étudiante, l’endroit abrite les universités de Pharmacie, de Lettres et de Sciences, l’IUT et l’école d’architecture. Le projet Campus prévoit la réhabilitation de certains espaces scolaires et le remplacement de la navette par une voie de tram. Plus haut, le très résidentiel Plan des Quatre Seigneurs agit comme un véritable poumon vert. Les résidences dévolues aux besoins estudiantins, à environ 2700 €/m2, voisinent avec des copropriétés au confort moderne et aux larges surfaces habitables, de l’ordre de 3000 €/m2. Une maison de ville de 90-110 m2 sur une parcelle de 200 m2 s’échelonne de 250.000 à 280.000 €. Une villa de 220 m2 sur un terrain de 1000-2000 m2 atteint 700-850.000 €. La rareté de foncier agit ici en faveur du maintien du marché.
Le sud et l’ouest, l’embarras du choix
Desservi par le tramway et auréolé d’une quantité de commerces, La Croix d’Argent arbore des appartements des années 1960 à 2000 €/m2. Depuis la réhabilitation et l’implantation du moyen de transport, le quartier revit. Grand M, connu pour le développement récent du complexe dit de l’Ovalie, offre des résidences neuves à 3000 €/m2 et à 2500 €/m2 pour les primo-accédants désireux de s’y installer. Sur les mêmes bases tarifaires que le précédent en collectif, Estanove possède également un segment individuel. Une maison de 100 m2 habitables sur 400 m2 vient de trouver preneur à 320.000 €, lorsqu’elle démarre à 230.000 € sur La Martelle. 500.000 € demeurent une barrière symbolique rarement franchie dans le coin. Comparable à bien des égards, La Chamberte promet calme et verdure.
L’est, un axe en plein essor
Antigone doit son architecture ultra contemporaine, ses places généreuses et ses zones piétonnes à Ricardo Bofill. On déplore la pénurie de terrasse dans les bâtiments de la première génération (1985-1988). Une lacune réparée sur Port-Marianne et Odysseum, où l’on attend l’inauguration prochaine d’un des plus grands centres commerciaux de France. Antigone se monnaie 3000 €/m2. Aux normes handicapés et Haute Qualité Environnementale, les appartements neufs ou hyper récents de Port-Marianne et Odysseum, directement dans la continuité, partent à 4000 €/m2